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Humain et nature

Humain et nature
Regardant au loin, quand le jour s'efface,
La ville cligne de l'œil, immobile en sa place.
J'entends sa voix qui fait vibrer mes carreaux,
Un souffle séducteur, un appel vers le haut.
Sortez-moi d'ici, portez-moi vers le noir,
Les murs sont trop étroits pour l'envie de savoir.
Si cette cité n'est qu'une pomme de passage,
Laissez-moi y goûter, en mordre le sillage.
Et s'ils demandent : « Pourquoi ? », de cet air étonné,
Dis-leur simplement que c'est notre humanité.
Nature humaine oblige, ce besoin d'exister,
De braver l'inconnu pour enfin se trouver.
Je tends la main vers l'ombre, vers un visage étranger,
Sous les néons électriques, tout semble s'embraser.
Je croise son regard, elle sait que je la vois,
C'est le rythme du monde qui guide chacun de nos pas.