Il se fait tard dans ma tête, pourtant c'est tôt pour souffrir l'esprit.
J'ai vagabondé matinalement ou peut-être machinalement, prière dans le cœur et l'esprit en paix. Aujourd'hui, j'ai encore marché pour ma santé.
Le temps d'un moment, l'esprit repense aux douleurs d'enfance. Aujourd'hui c'est la fête des mères et demain sera la guerre pour une pièce de centime.
À vrai dire, je n'ai plus le goût de demander les richesses. Posément, je garde le mental en acier même si la tristesse passagère m'amène à vouloir hurler. À vrai dire, j'ai déposé mes notes sur ce texte et le goût de la peur ne me donne plus envie de faire la fête.
Simple constatation, travailler son état émotionnel est un défi, sûrement le pire à entrevoir. Quand sûrement un jour le monde s'embrase, ainsi je dors en paix seulement.
Cependant, parfois j'ai besoin de cette pilule qui met mes cauchemars en coma, qui me calme face à l'angoisse de ces souvenirs.
Alors je t'écris, à toi et à moi-même, je refais le jour pour un câlin de nuit.
Paix, si je te cherche finirai-je par te trouver? J'ai devant moi toutes les lois de pleurer un peu, mais courageuse, je ne pleure que peu. Si en silence je dors comme un bébé, la petite femme en moi-même ne me laisse pas de répit. Je cherche à gagner, je cherche la vérité. Si dans un cimetière il y avait une clé à saisir, ce serait un silence mortuaire de la trouver.
Alors pour cela, de là je partirai, mais oh sûrement pas en flammes, sûrement en larmes car tous les secrets en moi me donnent mal au dos, me donnent l'attirance d'être une petite solitaire attachée à la routine. Alors j'ai fermé les volets pour plus d'intimité, mais dans ce temps l'intimité est en moi. Ce que je peux dans mon temps, c'est me taire et parler comme muette de mes ambitions.
J'attends la délivrance de mes souffrances. Oh souvenir, si bien dit, tu me donnes le tournis et à vrai dire je suis une toupie qui sait comment ne pas tomber de travers.
Alors je marche pas à pas, aller-retour, mais dans ma tête je m'ordonne de ne pas hurler, de ne pas m'énerver contre le feu car si tu touches, il te brûle. Alors j'ai fait mes ablutions, bu de l'eau plate à la santé que j'ai encore cette nuit. Si un orage a ravivé ce clou de mes douleurs, le doudou ne me procure plus de petite attention. Alors j'écris et demain matin rebelote, je pleurerai en arrivant sûrement pas à ouvrir l'œil, mais mon cœur bat l'air et peut-être morte où je suis.
Mais polluer est moins pire que sans rien du tout.
Dure, ma logique et quelque peu illogique dans mon état seulement, je voulais juste écrire le fond auquel la tasse à boire n'était pas finie et amère était sa saveur.
Je ne peux oublier ce pour quoi mémoire faite, je rends hommage. Peut-être élue de la génération à laquelle perdurement nous avons été les incassables, les cas sociaux, et j'en passe, les têtes d'arabe qui ne seront jamais de bons Valentin.
Mais tant à faire, je ne me laisse pas faire, j'ai préféré quand même boire la tasse pour la nettoyer un jour à ma volonté de changement à mes idées bien rodées. Je sais que la jalousie est dans le regard de tes amis et que l'offre et le pain ainsi que le bon vin enivrant sont chez l'ennemi.
Alors à qui parler aujourd'hui? Chacun profite sur un profit qui, une fois une nouvelle journée, te donne l'envie de doubler la mise. Ah ce n'est rien mon ami, ce n'est pas grave, c'est la vie et elle ne t'a pas tout montré de ses exploits. Alors arrose l'arbre sous la terre même fait de ciment, une graine de bonheur viendra pousser dans un sable. Enfin voilà tout.
Je te pense comme je te vois.
J'ai tout de même dans un livre haut placé l'esprit à te protéger.
Tu m'épates et je m'épanouis de t'aimer.
Le regret ne serre pas l'amertume, ce que le prix du vin ne paye pas un esprit apaisé.
Alors pour te conseiller, rêve en paix et prie lorsqu'il se fait tard. Demain le soleil même si un petit orage résonne dans ton esprit, tu auras la force de gérer le calme dans ce tournoi entre toi et bien sûr que toi. Alors comprends mieux les mots de mes maux et accepte le final aux choses débutantes pour un nouvel envol, marche encore.
©lydiaikk59
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