Il y a quatre ans, au bord du noir,
Tu as tendu ta main dans mon désespoir.
Tu m’as appris à respirer encore,
Quand je n’attendais plus rien du décor.
Ton nom vibrait comme une lumière,
Un fil fragile dans ma nuit entière.
Je te dois des jours que je n’aurais pas vus,
Des battements de cœur que je croyais perdus.
Mais le temps a changé ce que je ressens,
Et mon amour s’efface, doucement, lentement.
Ce n’est pas ta faute, ni la mienne non plus,
C’est juste un feu qui ne brûle plus.
Rester serait mentir à ce que je suis,
Et salir ce que tu as sauvé en moi, cette nuit.
Alors je pars avec gratitude et douleur,
En gardant ton geste gravé dans mon cœur.
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