Sous les cieux, nuages acides s'étirent,
Poupées funèbres en scène conspirent.
Du savon, fluide absinthe qui dérive,
Vagues vives évoquent des mémoires à la dérive.
Vers de viande, poèmes sombres tournant,
Chantent des refrains, complainte déconcertante.
Crochets aux murs, spectres avides,
Retiennent secrets dans l'ombre, vies livides.
Silence maître des profondeurs souterraines,
Chuchotement d'une tragédie vespérale, éternelle rengaine.
Jour ensoleillé, nuages aux reflets acides,
Témoins muets d'une cérémonie où les âmes se délivrent.
Poupées suspendues, marionnettes d'un drame décalé,
Tricotent souvenirs dans la pénombre, fil du temps effilé.
Murmures voraces, échos baudelairiens dans le crépuscule,
Chaque détail, note vibrante d'une réalité complexe, malsaine.
INESTA Guillaume
©andras
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