V

J'AI DONNÉ MON AMOUR À L'ÉCRITURE

Pour ne pas mourir muet
Que mon inspiration ne se mue!
Fuir la stupidité et son fouet,
Chaque jour un dessin se nue.
Mon oreille chatouille
Je ne peux pas m'étouffer !
La lettre me brouille,
l'écriture ne sera engouffrée.
Des mots grattent sur ma langue
La bouche reste bien mouillée !
Une lettre extrêmement longue,
Me rend personne embrouillée.
Ma tête, une grande source
La bouche n'est qu'un robinet !
Les lettres sont ma souche,
B.V.P est mon petit cabinet.
Ce que j'ai, je le donne sans crédit
De l'art qui m'a façonné, je sculpte !
Sans taxer car la déesse me l'a interdit,
À part la dîme à offrir dans le culte.
Si un disciple un jour me vénère
Ainsi feront les prochains après lui!
Si la gratitude dans un art génère,
Le futur n'aura qu'une étoile qui luit.
Nous, nous travaillons dans l'ombre
Pour que les autres soient lumineux !
Sans se rendre compte du nombre,
D'insomnies qui dérangent nos yeux...
Quand la poésie s'exprime
Les sciences se taisent !
Elles apportent leur dîme,
Aux mots qui les apaisent.
La poésie leur mère allaitante
La nourissière du savoir !
Quand elle touche, elle hante,
L'on voit ce qu'on n'a pu voir.
On parle ce qu'on n'a pu dire
C'est la lourdeur du voile poétique!
L'on découvre le bien et pire,
se cachant au monde prophétique.
C'est-ce qui définit les quatre yeux
Sur le front d'un immortel poète!
Sans rédiger il se sent ennuyeux,
L'encre gesticule dans sa boète.
Victor Poète✍
BIBLIOTHÈQUE VICTOR POÈTE-PAROLIER 📚
©Victor P