Winston, la clope du prolo, crasseuse,
Une râclée d'arsenic, sale et goudronneuse.
Ça sent la mort froide, l'hôpital, le caca,
Une fin de race, qui n'attend même pas.
Mais la Davidoff, putain, ça c'est une tuerie !
Le velours sur les doigts, la fumée qui sourit.
Un goût de luxe sale, de péché sans remords,
Chaque bouffée, une étoile, qui me réveille le corps.
Pas de morale à la con, pas de sermon à deux ronds,
Juste l'odeur du fric, du vice, des beaux blonds.
Une volute perverse qui monte au firmament,
La vie est une chienne, autant la fumer lentement.
Alors oui, je tire dessus, avec la bonne façon,
Cette Davidoff, ma pute, ma seule déraison.
Elle a ce je-ne-sais-quoi, cette flamme indécente,
C'est pour ça que je l'aime, et que mon âme consent.
INESTA Guillaume
23/06/2025
à Briançon
©andras
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