I

JE FUS DANS L'AU-DELÀ

Le suicide , goudron de ma tristesse,
De mélancolie dans toute sa faiblesse,
Overdose fatale qui cessa mon Cœur
J'ai quitté les vivants dans le puits de l'horreur.
Une lumière vive tout au bout
M'appelait. J'y vins et derrière la lumière
Se cachaient les montagnes paresseuses
Aux couleurs qui chantaient jolies berceuses...
Le sommeil éternel n'existe point
Poing contre poing ce n'est rien...
J'ai vu sans mes yeux , j'ai compté sans ma tête
Sans le temps où sans oreille j'écoutais
L'être sans corps des accords de fête !
Coucou, où vas-tu ? Je sentais sans peau
Le criminel de mon âme décharnée
Où la peur de mourir s'est enfin effacée
Ma dépouille louée à un lourd tombeau.
Grognent les chiennes dans la vie!
Chantent les morts assourdis!
Ô grand Merci Dieu de m'avoir créé
Dans ce monde où il n'est que beauté...
J'ai honte de mon intimité
Dans ce grand univers fait de matière
Que j'ai quitté un quart d'heure
En deux mille neuf , année de malheur...
Après la mort il y a...
Je prépare mon thé alors je me tais...
INESTA Guillaume
Le 10/06/2025
À Briançon
©andras