J

Je vis, je meurs

je vis, je meurs au gré du souffle
qui traverse mes poumons
de mon haleine s'échappe, cette vanité que les amoureux appellent vie
je vis sans avoir d'existence
qui me soit propre, car le temps
s'écoule sur moi comme un jugement, auquel je ne peux fuir
je vis , je meurs
à chaque seconde que je respire
A chaque geste que je dessine
dans le firmament du temps
qui me laisse entrevoir mon destin
Oui, je me meurs à chaque instant que je vis sous le poids écrasant
de mon humanité qui ne saurait
se défaire du funeste sort scellé
dans sa chair avant sa naissance
je vis, je meurs
voilà mon triste sort
mon éternel requiem que je chante
comme une complainte à ma marche vers ma finitude
©jorhece