Je suis comme sur un nuage.
Et de ce nuage on ne peut tomber.
En dessous, pas de terre, seuls, des autres nuages.
Dans ce monde, tout est douillé, tout est beau,
On navigue dans cette mer brumeuse Comme on coule, enivré, sur les flots dorés
L'air y est doux, les sommets clairs,
Aspiré par ce velouté de coton.
Si par mégarde l'on y tombait,
Le transport n'en serait que plus aisé
Et les soucis oubliés,
Car d'autres nuages nous recueilleraient,
Et effaceraient tous nos péchés.
De ce monde, rien n'est conservé,
Mais tous sont immortels.
Tout n'est que troglodytes et bassins enneigés,
Peuplés d'anges inachevés.
D'une source jaillit les flocons de nos passés
Qui, peu à peu, se dispersent et se confondent..
Seuls restent les scintillements de nos souvenirs enlacés
Les caresses fécondées par nos innombrables regrets
Les choses que l'on a tues pour cesser d'y penser
Pourtant je n'ai jamais cessé de t'aimer
En secret pendant longtemps tu m'a obsédé
Et maintenant crève cet abcès que tu as ignoré
Laisse ce que tu n'es plus, maintenant, et renaît.
©vlana
V