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la course à la montre

Comme un sable fin que rien ne retient,
Le temps s'écoule, insaisissable et lointain.
On tente de le retenir, geste illusoire,
Mais il glisse sans bruit, emportant l'éphémère histoire.
Les heures s'égrènent, minutes pressées,
Jour après jour, nos vies sont traversées.
On s'affaire, on court, souvent sans regarder,
Ce précieux instant qui vient de s'effacer.
Les souvenirs s'estompent, les détails s'oublient,
Dans le tourbillon incessant qui nos jours lie.
On se dit "j'aurai le temps", promesse vaine,
Sans voir que chaque seconde est une veine
Qui se vide doucement de sa richesse unique,
Un présent offert que l'on rend presque inique
Par notre empressement, notre course effrénée,
À vouloir saisir ce qui jamais ne peut être freiné.
Alors apprenons à ralentir le pas,
À sentir la brise, à écouter le "ça va"
D'un cœur apaisé qui prend le temps de vivre,
Car le temps qui fuit est un bien fugitif.
Il faut savourer chaque souffle, chaque regard,
Chaque moment précieux, éviter le hagard
Du regret tardif pour ce qui n'a pas été vécu,
Car le temps perdu ne se retrouve plus, vaincu.
©rina30