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La dépression

L'ombre s'étend, voile épais sur le monde,
Où les couleurs s'éteignent, l'âme immonde.
Un poids sur la poitrine, une force absente,
Les jours s'étirent lents, sans joie apparente.
Le cœur est une cage aux barreaux rouillés,
Où les espoirs s'éteignent, les rêves oubliés.
L'énergie s'enfuit, laissant un corps las,
Prisonnier d'un présent qui jamais ne passe.
Les rires s'éloignent, échos lointains et flous,
Les joies d'hier n'ont plus aucun émoi en nous.
Le monde extérieur paraît hostile et froid,
Et chaque effort demande une lutte sans loi.
Les pensées s'enroulent, spirales obscures,
Nourrissant le doute, les peurs, les blessures.
L'estime s'effrite, miroir brisé et terne,
Où l'image de soi n'est plus qu'une lanterne.
Le sommeil ne répare, il prolonge la nuit,
Où les angoisses veillent, sans aucun répit.
L'appétit s'évanouit, le corps se délaisse,
Dans cette prison intérieure, nulle caresse.
Les liens se distendent, on s'isole en soi,
Craignant le jugement, la pitié, l'effroi.
Le silence devient le seul confident fidèle,
Dans cette douleur muette, si cruelle.
Mais au fond de l'abîme, une lueur ténue,
La fragile promesse d'une aide venue.
Car la dépression n'est pas une sentence,
Mais une maladie qui appelle à la patience, à la science.
Et même dans l'ombre la plus profonde et noire,
L'espoir d'un retour existe, une nouvelle histoire.
Il faut chercher la main, briser le silence lourd,
Pour retrouver la lumière et un nouveau parcours.
©rina30