Un poids invisible sur les épaules ployées,
Un silence assourdissant aux paroles noyées.
La douleur s'installe, hôte discret et tenace,
Dans les recoins de l'âme, sans laisser de trace visible.
Elle ronge en secret, carie insidieuse,
Un chagrin muet, une souffrance anxieuse.
Les sourires de façade, masques bien portés,
Dissimulent l'orage des cœurs tourmentés.
Les nuits s'étirent, berceaux d'insomnie,
Où les pensées s'agitent, sombre litanie.
Les jours se succèdent, empreints de lassitude,
Une énergie volée par cette obscure étude.
Les mots restent bloqués, prisonniers de la gorge,
La peur de déranger, une invisible forge.
Alors la douleur s'enkyste, blessure intérieure,
Un cri étouffé qui jamais ne s'extériorise.
Elle se lit parfois dans un regard fuyant,
Dans un geste brusque, un repli constant.
Mais celui qui ne voit qu'une surface lisse,
Ignore le séisme qui l'âme engloutisse.
Cette souffrance muette, sourde et profonde,
Isole et consume, brise toute onde.
Le besoin d'écoute, d'une main tendue,
Se heurte au mur froid d'une solitude accrue.
Alors portons attention aux silences lourds,
Aux regards éteints, aux replis des parcours.
Car la douleur silencieuse est une tragédie,
Qui mérite d'être entendue, avec empathie.
©rina30
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