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La femme, un outil de manipulation pour la société

Dès l'enfance, un moule invisible se dessine,
Une attente tacite, une féminité qu'on assigne.
Douceur, grâce, beauté, un trio imposé,
Où la spontanéité se voit souvent brisée.
Le regard insistant qui scrute, qui évalue,
Chaque geste, chaque mot, chaque parcelle élue
Pour correspondre à l'image que l'on se fait d'elle,
Oubliant la richesse de sa nature rebelle.
Les magazines brillants, les écrans enchanteurs,
Définissent les normes, les idéaux menteurs.
Un corps sans défaut, un sourire éclatant,
Une attitude soumise, un charme constant.
Cette pression sournoise, insidieuse et tenace,
Enferme les femmes dans un rôle où l'audace
Est souvent réprimée, la singularité niée,
Au profit d'une conformité trop bien huilée.
On attend d'elle la douceur, l'empathie sans faille,
L'oubli de ses propres désirs, de ses propres batailles.
On la juge sur son apparence, son allure, son maintien,
Reléguant au second plan la richesse de son chien
Intérieur, ses talents, son esprit affûté.
Cette attente constante, ce carcan hérité,
Pèse lourdement sur les épaules fragiles,
Entravant l'éclosion de mille et une béquilles
De personnalités fortes, libres et assumées,
Qui refusent de plier face aux normes fumées.
Il est temps de briser ce miroir déformant,
De célébrer la beauté dans son foisonnement.
Car la véritable féminité est plurielle et diverse,
Affranchie des jugements, de cette attente perverse.
Elle s'épanouit dans la liberté d'être soi,
Sans avoir à se plier aux dictats et aux lois
D'un regard extérieur qui voudrait l'enfermer,
Dans une cage dorée où elle ne peut qu'aimer
L'image qu'on lui renvoie, oubliant sa propre lumière,
La richesse infinie de son âme entière.
©rina30