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La Fin Du Vampire

Quand, des veines saillantes, en une nuit lourde d’orage,
Je me délecte d’un sang doux et savoureux,
Je revis un instant des moments douloureux
Qui rongeaient ma vie à force de plaisirs et d’outrages.
Un monde fourbe, où le vice se fond
Dans de singulières passions et fruits chaleureux
Que je dévorais à pleine dent en homme vigoureux;
Une époque de débauche avant de finir au tréfonds.
Des abus je n’ai qu’un goût amer pour souvenir
Et l’image du monstre sans âge qui m’a fait souffrir
En échange d’une âme que je souhaitais futile.
Une humanité insoupçonnée me conduit à cesser
Mes actes odieux et vitaux pour une survie fébrile.
Demain, dès l’aube, le soleil sera mon bûcher !
©Serpent Se