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La force du cœur

La force du cœur
On parle souvent de la force du cœur
comme d’une bénédiction.
Mais personne ne dit
combien elle fait mal.
Parce qu’aimer,
chez certains,
ce n’est pas doux.
C’est résister à l’effondrement,
continuer malgré les pertes,
croire encore
quand tout pousse à renoncer.
J’ai aimé avec un cœur
fatigué mais debout.
J’ai traversé la trahison,
les silences,
les départs sans adieu.
Chaque épreuve
me retirait un peu de moi,
mais mon cœur continuait de battre,
par habitude peut-être,
par courage sûrement.
Il y a des jours
où aimer ressemblait à une punition.
Aimer quand on est blessée,
quand on est épuisée,
quand on sait que ça fera encore mal.
Mais renoncer
aurait été me perdre complètement.
Alors j’ai tenu.
Pas parce que j’étais forte,
mais parce que mon cœur
refusait de mourir.
Il saignait,
oui.
Il doutait,
souvent.
Mais il avançait quand même.
C’est ça, la vraie force du cœur :
continuer à aimer
sans naïveté,
sans illusions,
mais avec une foi fragile
en des jours meilleurs.
Un cœur marqué,
usé,
mais vivant.
Et parfois,
vivre ainsi
est déjà une victoire.