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LA LETTRE DU MARIN

LA LETTRE DU MARIN
Maman, laisse-moi t’annoncer que je pars en guerre pour défendre nos terres et nos héritages.
Le temps est venu de prendre les armes en marchant avec mes compagnons pour l’honneur de la patrie.
Partant à la découverte d’un nouveau paysage.
Je ne saurais te promettre un retour, ma chère et tendre Anne Marie.

Dans l’essence de mes souvenirs, je penserai toujours à tes nobles paroles et tes efforts pour mon éducation.
Bien que je ne sois orphelin, les temps passés avec vous ont su combler ce vide dans lequel vous représentez pour ma personne, ma mère.
N’ayez nulle crainte car j’aurais l’espoir d’avoir une protection par vos prières.
Mais je ne pouvais rester les bras fermés sachant qu'une grande menace guette notre nation.

Et si par un malheur arrive dans un temps où l’on vous annoncera ma mort.
Ne vous laissez pas prendre par la tristesse en vous noyant dans vos larmes.
Mais remémorez-vous de nos engouements de l’ancien temps que vous chérissez comme de l’or.
Il me serait lourd de vous imaginer en sanglots, perdant le sourire qui fait votre charme.

Par cette lettre, je vous remercie de votre bonne âme, ma chère et douce Marielise.
Même si la distance nous séparera lors des prochaines heures.
Sachez que je suis reconnaissant des connaissances et des valeurs que vous m’avez transmises et apprises.
Je continuerai de prier pour votre bienveillance afin que vous receviez la grâce du Seigneur.