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"La mer est un ventre qui rejette les vivants."

"La mer est un ventre qui rejette les vivants."
C’est avec tristesse et nostalgie
Que je quitte mon pays,
Ma terre natale qui autrefois
Était vivante de verdure,
Entre pâture et nature,
Au galop allaient ses chevaux.
Malheureusement, ces mots appartiennent au passé.
Cette pensée n’est qu’un souvenir lointain,
Cette beauté est devenue aride,
À ne plus pouvoir y vivre.
C’est le dos tourné, tout hagard,
Que je viens défier cette immensité
Ornée d’un dégradé azur :
La Méditerranée.
Entassé sur ce radeau de fortune,
Sans thune,
Vient me titiller le nez
Ce mélange iodé et mazouté
Qui ne laisse pas indifférent.
Le regard des passagers
N’en est pas moins insécurisant.
C’est avec délicatesse que je m’adresse
À toi, qui t’agites avec justesse
Contre ces Cocser .
Je te demande en prière
De ne pas répandre ta colère.
Ne m’avale pas, comme certains frères.
Permets-moi de pouvoir
Rêver de l’autre côté
De la Méditerranée.

"La mer est un ventre qui rejette les vivants."