Dans la chambre aux rideaux tirés,
Le silence pèse, oppressant.
Les souvenirs, comme enivrés,
Dansent d'un pas lent et glissant.
Son parfum flotte encore ici,
Fantôme d'un bonheur passé.
Le cœur lourd, l'esprit endurci,
Je contemple le temps figé.
Les photos sur le mur blêmi
Racontent nos jours de soleil.
Son rire, à jamais endormi,
Ne bercera plus mon réveil.
La maison, jadis animée,
N'est plus qu'un tombeau de regrets.
Sa présence, tant aimée,
S'efface en d'amers secrets.
Je marche seul sur le chemin
Qu'ensemble nous avions tracé.
L'avenir, incertain demain,
M'effraie de son vide glacé.
Mais son amour, telle une flamme,
Brûle encore au fond de mon cœur.
Elle vit toujours dans mon âme,
Ma bien-aimée, mon doux bonheur.
©philippe
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