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"La précarité n'a pas de frontière"

"La précarité n'a pas de frontière"
Ô monde divisé.
Je t’adresse ces quelques mots
pour t’exprimer ma pensée.
Toi qui juges la liberté
sur un bout de papier.

Des mots se répètent
sans cesse dans mon être:
dignité, exister.
Des frontières, j’en ai guère.
Non, tu ne me feras pas taire.
Toi qui n’as en tête
que manipulation,
domination
et soumission.
Au final,
pour toi,
tout est une question de permission.
Dans ton monde bourré de consommation,
loin de l’essentiel,
près du superficiel.
Une chose est sûre
au moins, ma pauvreté,
elle est pure.
Parmi toutes tes lignes imaginaires,
que tu appelles frontières,
circule dans l’air
ce vent,
qui te gêne tant
mais qui, paradoxalement,
te rend,
tellement indifférent.
Je sens dans ton regard irrité,
la gêne occasionnée.
Et oui, je suis partout.
D’un côté à l’autre, je règne.
Nous sommes indissociables.

Tel un cheveu à son peigne,
je m’accroche à toi,
pour te montrer que je suis là.
Et oui,
quand il y a richesse,
il y a détresse.

Je te laisse méditer,
dans ton petit palais.

Sur ce dernier alinéa :
De la gloire au trottoir,
il n’y a qu’un pas.

Signé :
La précarité