Sur les écrans lisses, des vies idéalisées,
Des sourires figés, des joies théâtralisées.
Des instants choisis, mis en scène avec art,
Masquant les fissures, les peines à part.
Des voyages de rêve aux décors enchanteurs,
Des repas somptueux aux saveurs menteuses.
Des corps parfaits, sculptés par les filtres habiles,
Oubliant les rondeurs, les aspects plus fragiles.
Cette vitrine éclatante, sans ombre ni défaut,
Nourrit l'envie amère, le doute en soi plus haut.
Comparer son quotidien, ses luttes discrètes,
À ces bonheurs factices, ces parfaites facettes.
L'illusion se propage, insidieuse et douce,
Volant la spontanéité, la saveur de la mousse
D'un instant imparfait mais profondément vrai,
Éclipsant la beauté de ce que l'on devrait aimer.
Derrière les hashtags et les légendes brillantes,
Se cachent parfois des solitudes lancinantes.
Des cœurs en quête d'un réconfort sincère,
Prisonniers d'une image qu'il faut toujours faire.
Alors méfions-nous de ces bonheurs exposés,
De ces vies filtrées, de ces sourires posés.
Car le vrai bonheur se niche dans l'authenticité,
Dans les joies simples, la vulnérabilité acceptée.
N'échangeons pas notre réalité imparfaite,
Contre un mirage illusoire, une image contrefaite.
La beauté réside dans nos propres nuances,
Bien au-delà des écrans et de leurs vaines transes.
©rina30
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