Dans le silence lourd des jours qui s'étirent,
Où l'écho des efforts finit par se tarir,
Un murmure s'élève, une plainte discrète,
La révolte des cœurs que la fatigue inquiète.
Ils ont tant donné, tant lutté, tant porté,
Le poids du quotidien, les soucis entassés.
Leurs élans se sont heurtés aux murs de l'indifférence,
Leurs espoirs se sont fanés dans la non-assistance.
La patience s'effrite, l'énergie s'épuise,
Sous le fardeau constant des tâches qui les bruise.
Ils ont plié sous le poids, sans jamais rompre,
Mais au fond de leur âme, une lassitude trompe
L'apparente soumission. Un désir nouveau naît,
Celui de déposer les armes, de trouver la paix.
Non pas une révolte bruyante et fracassante,
Mais un retrait silencieux, une force lassante
De se battre encore pour des causes perdues,
Pour des idéaux brisés, des promesses tordues.
Le besoin de repos, de soins, de reconnaissance,
Devient une urgence, une douce intransigeance.
Ils aspirent à un répit, à une pause sereine,
Où l'on prendra enfin soin de leur peine.
Non pas l'abandon, mais la quête légitime
D'un équilibre perdu, d'une existence intime
Respectée. Cette révolte est un cri étouffé,
Un besoin vital d'être enfin écouté.
Car les cœurs fatigués ne demandent qu'à aimer,
Mais leurs forces s'amenuisent à force de trimer.
Alors, sachons entendre ce murmure poignant,
Ce besoin de douceur, cet appel touchant.
Offrons un répit, une main tendue et sincère,
Pour que ces cœurs fatigués retrouvent la lumière.
©rina30
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