Sous l'emprise du temps, depuis l'aube enfantine,
Il s'étire en longs échos, s'efface en une hâte mutine.
Les jours défilent lentement, puis dans une frénésie,
Plus rapides à mesure que la vie se dilapide.
Comme une rivière infernale aux flots tourbillonnants,
Le courant emporte tout, murmure d'échos déchirants.
Destin capricieux, danse implacable, soupir éternel,
Au fil des méandres, une existence en ritournel.
Regret des vingt ans, âge d'insouciance éperdue,
Où la jeunesse s'égare dans une danse devenue.
Les choix, les détours, tracent une route perdue,
Dans l'ombre du passé, une mélodie suspendue.
À l'aube du trépas, les squelettes célèbrent leur danse,
Une valse macabre, une étreinte où tout s'efface.
La mort, une compagne, une ultime chance,
Dans ce bal morbide, l'âme prend sa place.
Dans la lumière divine, l'attente se fait amour,
Éclat mystique transcendant chaque détour.
Accueillis par la grâce, sans peur ni détour,
L'âme trouve enfin repos dans l'éternité du jour.
INESTA GUILLAUME
©andras
I