La souffrance.
On regarde la souffrance dans les yeux, comme si toutes nos peurs s’étaient rassemblées en une seule présence — une personne, un objet, une ombre.
Une ombre qui nous serre si fort que l’on pourrait croire qu’elle ne peut vivre sans nous. Et nous, sans elle, serions tellement mieux.
Pourtant, elle est là.
Elle nous arrache tout : notre vie, notre appétit, nos choix, nos moments de bonheur.
Comme si sa seule raison d’exister était de nous empêcher de vivre la nôtre, de sourire sincèrement, de goûter à la lumière.
Nous, tout ce que nous voulons, c’est un sourire vrai. Montrer au monde qu’on est heureux, et non pas poser un masque pour faire semblant.
Un jour, on voudrait qu’elle parte. Qu’elle nous lâche. Mais c’est comme si c’était impossible.
Elle reste là, collée à nous, comme une encre indélébile.
Et nous, nous voudrions juste vivre. Libre. Enfin.
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