Les murs de la maison, autrefois remparts sûrs,
Se lézardent soudain, dévoilant des blessures.
Le sang qui coule en nos veines, lien sacré,
Se teinte d'amertume, d'un goût désacré.
Les sourires partagés, les rires d'antan,
Ne sont plus qu'échos d'un bonheur flottant.
Derrière les façades, les masques tombent enfin,
Révélant les faux-semblants, les sournois desseins.
Les secrets enfouis, les non-dits pesants,
Explosent en éclats, brisant les semblants.
La confiance s'effrite, cristal fracassé,
Par la main de celui qu'on avait embrassé.
Les liens du sang, que l'on croyait si forts,
Se révèlent fragiles, exposés aux torts.
La loyauté bafouée, l'amour piétiné,
Laissent dans le cœur une plaie indéfinie.
Les mots blessants, lancés en pleine lumière,
Déchirent l'unité, attisent la colère.
Le foyer devient champ de bataille et de haine,
Où les cœurs seConsumer dans une âpre peine.
L'enfance volée, les rêves brisés en chemin,
Par ceux qui devaient tendre une secourable main.
Le sentiment d'abandon, lourd et lancinant,
D'être étranger au sein de son propre sang.
Alors l'âme s'isole, cherche un autre rivage,
Loin de ces liens toxiques, de cet amer naufrage.
La famille, ce socle que l'on croyait si fort,
N'est plus qu'un champ de ruines, un douloureux sort.
Mais au-delà de la peine, une force peut naître,
La volonté de rompre ces chaînes, de renaître.
Car le sang n'est pas tout, l'amour se choisit,
Et la véritable famille est celle qui nous bénit.
©rina30
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