Sous un vent noir de l'univers
Mon âme papillonne en cendre
L'ombre répandu sur mes vers ,
A rendu ma plume moins tendre .
Ma voix troue le rideau de cieux
Certes, l'âme dans une mer d'huile ,
Perce les sentiers rocailleux
Le monde me mord, me dépouille ;
La nuit plus sombre que le noir
Couvre les ailes de la lune ,
Comme le menton d'un mouroir
Se colle aux murs de lagune.
Et plus je m'enfuis, moins je cours
Quand dans le sourire je cache ,
Le chagrin de tout le parcours ;
Signe d'existence qui se gâche.
Pressé dans la prière cagote
Luirai-je le cœur des dévots ?
Sa perfidie qui le gargote
Puis se deverse en des mots.
Dans le labyrinthe s'effiloche
Mes zains encriers, un à un ,
Je n'ai plus d'issue, je tournoche
Le couloir...je ne vois aucun !
J'aperçois de pureté saine
L'ange qui distillait du vin,
L'uniforme de jument zaine
Couvrant le testament divin.
La vision me montre l'image
Du vieux sis sous un ciel violet,
Allongeant ses pieds sur un mage
Soudain j'écrivis mon triolet !
Classicisme Du XXIe Siècle
Victor Poète ✍
BIBLIOTHÈQUE VICTOR POÈTE-PAROLIER📚
©Victor P
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