Le seuil déserté, la porte close et muette,
Où l'écho de tes pas jamais ne se remet.
Le silence s'étend, drapant les souvenirs,
D'une absence amère qui ne veut pas finir.
Dans la maison figée, chaque objet raconte,
L'histoire brisée d'une attente qui affronte
L'oubli tenace, la poussière qui s'installe,
Sur les rêves fanés d'une fragile escale.
Le jardin s'ennuie, les fleurs se sont tues,
Privées de la main qui autrefois les a connues.
Le vent seul murmure des complaintes douces,
Berçant le vide immense où ton ombre se mousse.
Ces lettres jaunies, jamais relues, jamais brûlées,
Gardent les serments vains, les promesses annulées.
Elles témoignent d'un lien tranché sans égard,
D'un départ soudain, laissant une profonde cicatrice.
L'âme orpheline erre dans les couloirs déserts,
Cherchant une trace, un signe qui désert.
Mais seul le silence répond à ses appels,
Dans cette solitude où le chagrin se révèle.
L'abandon est une encre noire et profonde,
Qui tache le cœur, le laissant sans seconde.
C'est une blessure invisible qui jamais ne guérit,
Un vide constant où l'espoir se rétrécit.
Alors on apprend à vivre avec cette absence,
À reconstruire un monde sans ta présence.
Mais au fond de soi, la marque demeure,
D'un amour envolé, d'une infinie douleur.
©rina30
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