Dans les méandres mystiques de la nuit obscure,
Une femme nue se tient, tant impure.
Sous les lueurs mornes d'une lune sans murmure,
Son corps de marbre émeut, sa beauté, à tout point sûre.
Les regards avides des hommes, eux, s'inclinent,
Captivés par sa nudité qui frôle l'indicible.
Dans ce spectacle de l'homme, où l'âme s'incline,
Elle incarne la désespérance, l'élégance indéfectible.
Vêtue de haillons sombres et de tristesse désabusée,
Elle erre, abandonnée, dans la grisaille épuisée.
Mais parée de Prada, elle devient reine alanguie,
Inaccessible et imposante, dans sa splendeur meurtrie.
La burqa noire la dérobe, la cache à tous les hommes,
Sous ce voile de mystère, ses secrets se font avatars.
En toge sombre, elle se fait avocate de l'innommé,
Défendant les opprimés dans l'obscurité instaurée.
En jean et tee-shirt, rebelle et dévêtue de toute étiquette,
Elle incarne la modernité, la révolte à la silhouette.
L'habit ne fait pas le moine, murmure la nuit silencieuse,
Sous le masque des apparences, la vérité se fait précieuse.
Les manipulateurs d'illusions et de faux-semblants,
Dansent leur étrange ballet, jouant des âmes s'effleurant.
Pourtant, les gens, dans leur dignité et leur tourment,
Résistent à la tyrannie, au mensonge, dans un chant troublant.
INESTA Guillaume
Le 21/07/2024
À Briançon
©andras
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