C’est lui qui grandit plus vite que son âge,
Qui serre les dents quand le cœur est en naufrage.
L’aîné, ce roc qu’on croit incassable,
Ce pilier discret, ce cœur formidable.
Il cède sa place, ses rêves, parfois ses nuits,
Pour que les plus jeunes vivent sans bruit.
Il essuie les pleurs qu’il ne pleure pas,
Il porte le monde sans se plaindre une seule fois.
C’est lui qu’on appelle quand tout chancelle,
Lui qu’on oublie quand tout va bien,
Car l’aîné…
C’est l’évidence, c’est le gardien.
Il range ses blessures sous des sourires calmes,
Et avance, même vide, même sans armes.
Il devient parent bien avant l’heure,
Tisse des silences autour de ses douleurs.
Et pourtant, derrière la force qu’on devine,
Il y a l’enfant qui rêve, qui peine, qui chemine.
Mais il continue — pour eux, pour demain,
Parce que l’aîné, c’est le destin entre les mains.
Rina✍🏼❤️🦋
©rina30
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