Derrière la lumière bleue, fenêtre virtuelle,
Un monde s'anime, une présence factuelle.
Des profils soignés, des échanges rapides,
Une connexion apparente qui souvent déride
La surface lisse d'un isolement profond,
Où les cœurs se cherchent sans jamais se confondre.
Les mots s'affichent, les "amis" se comptent par milliers,
Mais l'écho du silence résonne, familier.
Dans le flux incessant des notifications,
Une absence se creuse, des conversations
Superficielles qui ne comblent le vide intérieur,
Laissant l'âme errer, prisonnière de son leurre.
On partage des instants, des fragments de soi,
Dans l'espoir d'une validation, d'un émoi
Partagé. Mais l'écran reste une barrière froide,
Où la chaleur humaine peine à prendre sa roide.
Les likes et les commentaires, brefs applaudissements,
Ne remplacent pas une étreinte, de vrais sentiments.
Cette solitude moderne, paradoxale et cruelle,
Où l'on est connecté au monde, mais si seul en sa cellule.
Alors levons les yeux de ces miroirs de verre,
Cherchons la présence vraie, la main qui serre.
Car la connexion authentique se vit dans le réel,
Dans le partage sincère, le lien essentiel.
Que l'écran ne soit qu'un outil, un pont fragile,
Et non la forteresse où notre âme s'exile.
Car la vraie rencontre se fait cœur à cœur vibrant,
Bien au-delà des pixels d'un monde enivrant.
©rina30
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