L'amour d'un chien
Avant, je ne comprenais pas
comment on pouvait aimer un chien
au point de l’appeler
son enfant.
Je regardais ça de loin,
sans mépris,
mais sans comprendre.
Je pensais que l’amour
avait besoin de mots,
de promesses,
de sang partagé.
Puis tu es entré dans ma vie.
Et quelque chose en moi
a cédé.
J’ai compris ce que c’était
d’être aimée sans condition.
Aimée les jours où je souris,
mais surtout
les jours où je m’effondre.
Tu ne m’as jamais demandé
d’aller mieux.
Tu t’es juste allongé près de moi,
comme pour dire :
je suis là, reste.
Dans ton regard,
je ne suis pas trop.
Je ne suis pas compliquée.
Je ne suis pas un poids.
Tu m’aimes sans me quitter,
sans me juger,
sans me comparer.
Tu ne sais pas parler,
mais tu comprends tout.
Et maintenant je sais :
ceux qui aiment leur chien
comme un fils
ne sont pas excessifs.
Ils ont juste trouvé
un amour
qui ne trahit pas.
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