l’Appel Sans Éco
Mon âme s'éteint, lente, infinie,
Comme un cœur sans vie qui cesse de battre.
Je crie du fond de ce qui n'est plus,
Écoutez, je vous prie, mon chant qui se brise.
Puis, comme une braise au contact de l'eau,
Mon souffle s'attise, lutte et se ravive.
De toute la force de mon sang qui s'épuise,
J'ai hurlé ma peur, ma raison captive.
Ô mon frère, toi qui marches si près,
Tends-moi la main, je suis ton autre.
Sauve-moi du noir qui m'aspire tout entier,
Je m'enfonce, le poids m'emporte.
Je crie encore, mais on n'entend point.
Ma voix se perd au puits de son propre écho.
Du plus profond de ma voie qui s'éteint,
Il n'y a que le silence, et son eau.
À L'AIDE !
Venez, je suis là, je me noie.
Je suis là, juste sous vos genoux,
Dans les verres de l'oubli...
Regardez-moi.