Dans la banque, un jour je suis entré,
Ma carte en main, tout confiant, j'ai pensé.
Mais le destin, sournois et cruel,
A avalé ma carte, c'était un coup mortel.
"Ah, la technologie moderne!" j'ai soupiré,
Pendant que la machine ricanait, rusée.
Le banquier, impassible derrière son bureau,
A regardé ma détresse d'un air un peu trop sûr.
"Vous savez, c'est le progrès!" m'a-t-il dit avec un sourire,
Pendant que je rêvais de le voir souffrir.
"Vous aurez une nouvelle carte sous peu,
En attendant, c'est le vieux chéquier pour vous."
Je suis parti, l'âme en peine et le porte-monnaie léger,
Pensant au banquier, à sa froideur et son arrogance exagérée.
Quand enfin ma nouvelle carte est arrivée,
Je suis retourné à la banque, prêt à me venger.
Je l'ai regardé droit dans les yeux, le banquier imbu,
Et d'un ton calme, je lui ai dit : "Vous savez, vous,
Vous êtes comme ma carte, froid et sans cœur,
Mais maintenant, c'est moi qui ait le pouvoir, avec cette lueur."
Il a pâli, comprenant enfin ma métaphore,
Et j'ai quitté la banque, la tête haute et l'esprit libre,
Avec ma nouvelle carte en main, et un sourire ironique,
Sachant qu'aucun banquier ne pourrait éteindre ma musique.
INESTA GUILLAUME
©andras
I