Dans cette forêt si malicieuse, D'amour chagrin de mes jours et crainte de mes nuits, Sur ces rivières coule la saveur d'un petit paradis, Si fragile à la tombée de l'oubli.Quelquefois en fuyant mes soucis si indécis, Dépourvu de biens, j'ai donc pris chemin, Sur cette forêt où résonne la plainte de la nuit, Où le chagrin s'écrit dans l'étoile qui illumine la brise.De ces arbres aux fleurs de couleurs irréversibles, J'ai su alors vagabonder d'un pas incertain, Je cherchais cette montagne semblable à un mont sacré, Et là, je laisserai mon empreinte sage de grâce, Dans l'aurore qui touche ciel et terre.Je dessinerai avec les larmes rouge sang, L'amour que j'ai manqué, pour que ainsi, Avec elle et moi, les oiseaux chantent leurs refrains, Signe d'un coucher de soleil aux allures de paix.Afin que lors de ce calme si chuchotant, Les secrets des vallées se dévoilent, Ô nombreuses cascades de beauté, Même si les nuages me chagrinent, j'avance.Avec l'ombre du plus beau des arbres, Sous la pluie fine qui rafraîchira, D'un air élégant, les chemins desséchés, Par temps maussade et chagriné.Pour que se déploient un court instant, Ces papillons qui vivent si peu, Mais que je savoure comme éternels, Leur envol tout près de cette prairie.Qui sur le rocher écrit le secret, Aux chevaux qui par la baie observent, D'un calme absolu, la lune à son silence.
©lydia59000
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