I

LE CALME MORT

Dans le prisme du Diable aux reflets troubles,
Les sapins s'ornent des os des défunts, en deuil.
Sous les cieux verdoyants, un calme oppressant,
Où l'angoisse s'installe, silencieuse, implacablement.
Soudain, tel un funeste présage, surgit un clown,
Sa silhouette grotesque, son rire sinistre résonnant.
D'un geste macabre, il transperce les cœurs,
Dans une danse morbide, où la folie est sœur.
Il crève les têtes, dans un élan de démence,
Tandis que les âmes, souillées, vendent leur essence.
Puis, tel un acteur tragique sur la scène du pont,
Il se jette dans l'abîme, où les poissons se nourrissent de son front.
Dans ce tableau lugubre où le mal se déploie,
Les âmes égarées errent, prises dans leur propre émoi.
Et dans l'ombre ténébreuse, le Diable rit,
Savourant sa moisson, où le sang est son seul crédit.
INESTA Guillaume
Le 10/01/2024
©andras