Il avait bu.
Juste assez, disait-il.
Assez pour rire,
assez pour oublier,
assez pour tuer sans s’en souvenir.
La route était droite,
la nuit ordinaire,
et quelque part
un cœur battait encore,
sans savoir
qu’il allait s’arrêter là.
Un choc.
Un silence brutal.
Puis les cris des vivants
et le calme des morts.
Il a repris sa vie
après une nuit de cellule,
pendant que d’autres
apprenaient à respirer
avec une chaise vide,
un prénom gravé,
un avenir volé.
Un verre de trop
a coûté une existence.
Une seconde d’inconscience
a détruit des familles entières.
Ce n’était pas un accident.
C’était un choix.
Et le prix,
ce sont toujours les innocents
qui le paient.