Sous le ciel des montagnes asiatiques, un théâtre se déploie,
Où le feu déchaîné danse et réclame sa joie.
La neige, complice muette, cache ses mensonges,
Tandis que des têtes empalées racontent des songes.
Au sommet des pics majestueux, le désastre s'étend,
Les flammes ravageant tout, un scénario dément.
Entre les vallées, le feu murmure sa chanson,
Une symphonie de destruction, une danse sans raison.
Les flocons descendent, silencieux conspirateurs,
Déposant leur voile blanc, masquant l'horreur.
Mais sous cette couverture, les mensonges s'entrelacent,
Révélant un récit funeste, où le mal prend place.
Au milieu de ce tumulte, des têtes tombent froides,
Leur regard figé témoigne des tragédies qu'elles brodent.
Chargées d'histoires, de douleurs et de vies perdues,
Elles reposent, silencieuses, dans l'ombre des montagnes nues.
Dans ce tableau de chaos, un dialogue divin émerge,
Dieu s'interroge, sa voix résonne comme une aube divergée.
"Pourquoi ce feu destructeur, cette neige qui ment?",
Le Diable, souriant, répond d'une voix persistante.
"Je suis le maître du feu, la force purificatrice,
La neige, mon alliée, sculpte une toile énigmatique.
Ces têtes empalées, un rappel de ma puissance,
Chantant l'éternel hymne de la sombre résilience."
Dieu, attristé par la création déchirée,
Pleure pour l'humanité dans cette vaste contrée.
"La paix, la lumière, pourquoi les avez-vous trahies?",
Le Diable rit, "Dans ce monde dual, l'ordre et le chaos cohabitent."
Entre les sommets enneigés, le dialogue persiste,
Les éléments, témoins impassibles, ne résistent.
Chaque mot, chaque écho, dans le vent se perd,
Un poème triste, gravé dans le roc, dans l'âme de la terre.
©andras
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