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Le Compagnon de l'Ombre et du Jour

Le Compagnon de l'Ombre et du Jour
Tu n’étais pas un cri, tu étais un silence,
Une présence douce au détour du chemin.
Aujourd’hui, le vide a pris toute la place,
Et je cherche encore ta tête sous ma main.
On dit que ce n'est rien, que ce n'est qu'une absence,


Mais ils ne savent pas ce que l'on a vécu.
Cette façon d'aimer, sans peur, sans exigence,
Ce langage des yeux que nous seuls avons lu.
Je pleure ce départ, ce départ de mon ombre,
Cette joie à quatre pattes qui m'attendait le soir.


Même si mes photos me paraissent bien sombres,
Ton image est gravée là où l'on peut tout voir.
Tu ne souffres plus, tu cours dans d'autres plaines,


Mais un fil invisible nous attache toujours.
Car l'amour d'un chien ne finit ni ne traîne,
Il reste dans l'âme, au-delà des jours.