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Le crime au nom du sang

Le crime au nom du sang
Ce n’était pas un monstre sorti de la nuit.
C’était quelqu’un qu’on appelait famille.
Quelqu’un à qui on confie un enfant
en pensant qu’il protège.

Quand le viol vient du sang,
il ne détruit pas seulement un corps.
Il pulvérise la confiance,
il assassine l’enfance,
il salit le mot maison.

On ne crie pas.
On se tait.
Parce que le monde préfère le silence
à la vérité qui dérange.

On nous apprend à porter la honte
à la place du coupable.
À douter de nous-mêmes.
À survivre en silence
pendant que le bourreau respire librement.

Mais écoute bien :
ce crime n’a rien d’un secret,
rien d’un accident,
rien d’une faiblesse.

C’est une trahison absolue.
Un acte qui mérite un nom,
une condamnation,
et jamais le pardon imposé.

Je suis encore debout.
Et le fait même que je parle
est une défaite pour celui
qui croyait me réduire au silence.