La vitre est froide, le ciel couleur d'encre,
Reflétant l'absence qui dans ton cœur s'ancre.
Les lumières lointaines d'une ville endormie,
Ne peuvent chasser cette profonde apathie.
Dans le silence lourd de cette chambre obscure,
Résonne l'écho d'une blessure.
Les mots tus, les gestes retenus,
Pèsent plus lourd que les regrets venus.
Ce temps volé, cette course effrénée,
Où les "je t'aime" parfois sont oubliés.
Aujourd'hui, ils reviennent, lancinants et clairs,
Dans le vide immense que son absence éclaire.
Tu regardes au loin ces buildings massifs,
Et dans leur hauteur, tu cherches des motifs.
Un signe, un écho, une douce présence,
Qui apaise un peu cette vive souffrance.
Les phares des voitures, traînées lumineuses,
Sont comme les souvenirs, à jamais précieux.
Mais aucun ne saurait combler le manque amer,
De ces mots d'amour que tu voulais proclamer.
Dans cette nuit profonde où ton chagrin s'étale,
Sache que ton amour, même sans parole fatale,
Ton affection sincère, ton lien si profond,
Dans son cœur à jamais auront trouvé leur fond.
Il le savait, ami, au-delà des silences,
L'amour d'un enfant est une douce évidence.
Et même si les mots n'ont pas eu leur instant,
Ton cœur parlait pour eux, vibrant et constant.
Alors, laisse les larmes couler sur la vitre,
Elles sont le langage d'un amour qui se quitte,
Mais qui jamais ne meurt, dans ton âme éperdue,
Le lien avec ton père restera une vertu.
©rina30
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