G

Le dernier souffle de l'amour La pire douleur n'est pas toujours l'absence…

Le dernier souffle de l'amour

La pire douleur n'est pas toujours l'absence soudaine
C'est parfois de regarder partir celui qu'on aime,
Lentement, comme une lumière qui s'étiole et se fane,
Tandis que son cœur bat encore, fragile et blême.

C'est apprendre à sourire quand les larmes étranglent,
Porter en silence un chagrin trop lourd à nommer,
Tenir une main qui se refroidit, qui se démantèle,
Et feindre d'être fort pour ne pas l'effrayer.

C'est voir un être cher devenir ombre et silence,
Le regarder se faire léger, épuisé, lointain,
Et sentir son propre monde perdre son équilibre,
S'effondrer en secret, sans bruit, sans lendemain.

Il existe une souffrance que les mots ne peuvent saisir,
Une douleur noble, presque sacrée, presque belle,
Celle de qui aimerait, pour voir l'autre survivre,
Prendre sa douleur, la porter toute sur ses ailes.

Alors on reste.
Même brisé. Même épuisé.
Même le cœur en ruines sous les décombres du temps.

On reste pour essuyer un front brûlant de fièvre,
Pour raconter encore une histoire au crépuscule,
Pour murmurer "je suis là" quand le silence se lève
Et que l'angoisse, dans la chambre, tourne et circule.

Et puis vient ce matin où l'on comprend, enfin,
Que l'amour n'est pas né seulement pour les aurores
Que le vrai, l'absolu, celui qui n'a pas de fin,
Se révèle dans la nuit, quand tout vacille encore.

Accompagner un être aimé vers son dernier rivage,
C'est mourir doucement avec lui, pas à pas,
Tout en continuant de vivre ultime hommage
Pour lui offrir, jusqu'au bout, la douceur qu'il mérita.

Car l'amour véritable ne s'arrête pas au seuil de la mort il veille, il murmure, il reste, l0ongtemps après le dernier souffle.
Le dernier souffle de l'amour

La pire douleur n'est pas toujours l'absence…