Il avance droit, menton levé,
Les yeux secs comme le désert,
Le cœur serré, l’âme plombée,
Mais sur ses lèvres, un faux air fier.
On lui a dit : sois fort, tiens bon,
Ne plie jamais, ne montre rien.
Alors il tait ses abandons,
Il cache ses matins sans fin.
Ses larmes ? Il les range au fond,
Dans une pièce sans lumière.
Sur l’écran, il joue le garçon
Que la vie rend toujours fier.
Mais le soir, sans story, sans bruit,
Quand plus personne ne le regarde,
Il aimerait qu’on entende un cri,
Un souffle, une faille dans la garde.
Il ne sait plus comment pleurer,
Ses émotions sont en exil.
Il scroll, il like, pour oublier
Que dans son cœur, c’est le grand vide.
©rina30
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