Le jugement
Ils parlent fort
sans connaître l’histoire.
Ils pointent du doigt
sans avoir porté le poids.
Le jugement tombe vite,
sec,
tranchant,
comme s’il réparait quelque chose
alors qu’il ne fait que détruire.
On juge les silences,
on juge les choix,
on juge les cicatrices
sans jamais demander
comment elles sont nées.
Personne ne demande
ce que tu as traversé,
ce que tu as perdu,
ce que tu as dû taire
pour continuer à respirer.
Le jugement rassure ceux
qui n’ont jamais chuté,
ou qui ont eu la chance
de tomber du bon côté.
Mais un jour,
les rôles s’inversent.
Et celui qui juge
comprend trop tard
que nul n’est à l’abri
d’une vie qui déraille.
Alors avant de condamner,
souviens-toi :
tu vois une personne debout,
mais tu ignores tout
des combats qui l’ont empêchée
de s’effondrer.
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