le masque de la peur
Au petit matin j'avance comme une ombre
J'observe, effayé, les autres gesticuler
Parler fort,danser sans peur.
Au fond, est-ce que je jalouse ceux qui savent cacher la leur?
Sans doute oui.
Mais s'ils la cachent, n'existent-elles pas pour autant?
Meurt-elle pour renaître le soir tombé dans le lit de leurs pensées?
Et moi?
Suis-je de ceux qui la cachent si bien qu'on la croit loin?
Parfois je sens mon feu qui s'éteind.
Et qui se rallume pour devenir brasier.
Brûler tout! Ne rien laisser.
Que les cendres de ce feu incontrolé.
Car je n'ai su souffler sur les braises.
Par le souffle de ma voix qui guerri mon âme sans prendre soin de celles qui n'ont pas peur. Que je vois danser et chanter trop fort...
K