I

LE MONDE RÉEL (L'ILLUSION DE LA CIVILISATION)

Dans l'illusion de la civilisation, une scène se dessine,
Un théâtre de vies, où chacun s'achemine.
Les métiers s'entrelacent, une danse complexe,
Du plus difficile au plus facile, une vaste perplexité.
L'ouvrier, forgeron du quotidien sans répit,
Soulève le poids du monde, dans son labeur infini.
Le médecin, jongleur d'existences fragiles,
S'efforce de maintenir l'équilibre, dans un ballet habile.
L'artiste, maître des couleurs et des formes,
Tisse des rêves éphémères, loin des normes.
Mais l'argent, ce mirage de valeur en surface,
Déguise la réalité, une illusion qui passe.
Au cœur de cette toile, sur notre caillou errant,
Chaque seconde, une éternité en mouvement.
L'argent, symbole de richesse et de pouvoir,
S'efface devant la vérité d'un monde à voir.
Nous sommes perdus, tournoyant dans l'infini,
Sur cette boule de feu, notre étrange éden gris.
L'argent, pantin aux fils invisibles, sans essence,
Devient un leurre, une vaine récompense.
Au milieu de nulle part, dans l'immensité céleste,
Nous sommes poussières, une réalité modeste.
Chaque seconde, une chance éphémère,
Dans ce ballet cosmique, où la vie éclaire.
La fragilité du temps, un rappel constant,
Que sur ce fil ténu, tout peut être éclatant.
L'argent, insignifiant face à l'éternité,
Nous rappelle notre place, notre vulnérabilité.
INESTA GUILLAUME
LE 16/11/2023
Briançon
©andras