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Le Paradoxe du Départ Mon cœur est plein de toi, mais mes forces s'épuisent, À…

Le Paradoxe du Départ

Mon cœur est plein de toi, mais mes forces s'épuisent,
À vouloir retenir ce qui nous détruit tant.
Il est des vérités qui doucement se brisent,
Et des amours trop grands qui s'usent avec le temps.
Je t'aime d'un amour que rien ne peut éteindre,
Mais je nous regarde et je vois nos naufrages.
À quoi bon s'entêter, à quoi bon se restreindre,
Si notre seule histoire est d'inventer des cages ?
Je t'aime, mais je préfère partir.
Non pas par cruauté, non pas par abandon,
Mais pour que le verbe aimer ne devienne pas souffrir,
Pour sauver ce qu'il reste, au-delà du pardon.
Je m'en vais la mort dans l'âme et les yeux pleins d'orage,
Emportant tes sourires et le meilleur de nous.
Il faut parfois savoir tourner la page,
Pour ne pas s'effondrer ensemble, à genoux.