Le pardon
Le pardon
n’efface rien.
Il ne réécrit pas l’histoire,
ne referme pas d’un coup
les blessures ouvertes.
Il dit seulement :
je refuse de vivre
enchaîné(e) à ta faute.
Pardonner
ce n’est pas dire
que ça ne fait plus mal.
C’est choisir
de ne plus laisser la douleur
diriger mes pas.
Il y a des cicatrices
qui resteront visibles.
Le pardon
ne les cache pas —
il apprend à marcher
avec.
C’est un geste silencieux
qu’on fait pour soi
avant de le faire pour l’autre.
Une clé qu’on tourne
à l’intérieur.
Je pardonne
non parce que tu as raison,
mais parce que je veux
retrouver la paix
que ta blessure
m’a volée.
Le pardon
n’est pas faiblesse.
C’est une victoire discrète
sur l’amertume.
Et dans ce relâchement,
je respire enfin
sans ton poids
dans ma poitrine
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