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Le prince en fumée

On m’avait dit qu’il viendrait,
Sur un cheval blanc ou entre deux cafés,
Qu’il aurait les mots doux, le cœur grand,
Qu’il saurait, lui, me comprendre vraiment.
J’ai cru le voir, une fois, deux fois,
Dans un regard, un geste, une voix.
Je me suis dit : c’est lui, peut-être… enfin.
Mais à chaque fois, il glissait entre mes mains.
Beau par l’image, flou dans l’essence,
Présent dans les rêves, absent dans la danse.
Il disait “je t’aime” sans poids, sans promesse,
Et partait dès que tombait la tendresse.
Le prince charmant, c’est un conte ancien,
Un mirage né des pages et du chagrin.
Un écho de ce qu’on espère trouver,
Quand on a trop attendu d’être aimée.
Alors j’ai rangé la couronne et le bal,
J’ai choisi d’aimer mes propres idéals.
Car s’il n’existe pas, ce prince rêvé,
Moi, j’existe — entière, sans me nier.
Rina💕🦋
©rina30