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Le prix de la solitude

Et je chantais cette romance
le soir à la veille de pâque
il était 17h à ma balance
je portais sur mon dos un sac
tout pâle au regard mélancolique
je récitais ce psaume de tristesse
acclamé par des champs ironiques
d'oiseaux qui manquaient de politesse
la nuit se dessinait très lentement
et j'étais là débout à contempler
avec joie ces oiseaux amant
qui ricanaient sans se vexer
la nuit devenait sombre
les oiseaux dessinaient le vide
moi j'étais là sans mon ombre
avec un esprit plutôt timide
soudain frappa à la porte des bois
une monstrueuse créature
qui ricanait à cet endroit
où j'avais laissé mon incertitude
la sueur coulait de partout c'était horrible
ça ne faisait que renforcer mon incertitude
mais soudain elle cria avec une voix paisible
je suis la solitude et non l'ingratitude
je ne suis point un homme horrible
devient mon sujet fidèle
ma t-elle dit comme un sultan
je ris à cette nouvelle
et répondu à l'instant
à la lueur d'une chandelle
Grand maître solitude
je te serais toujours fidèle.
©mendel