Le prix du pardon
On m’a appris
que pardonner guérit,
que l’amour excuse,
que le cœur doit être plus grand
que la blessure.
Mais personne ne m’a dit
le prix à payer.
J’ai aimé malgré la faute,
espéré malgré la trahison,
tendu la main
alors que j’étais encore en sang.
Je voulais croire
que l’amour suffisait
à réparer ce qui avait été brisé.
Pardonner,
ce n’est pas oublier.
C’est vivre avec la cicatrice
ouverte sous le sourire.
C’est faire taire la colère
pendant que la douleur
continue de parler.
J’ai essayé.
Pour la paix.
Pour l’amour.
Pour ne pas devenir dure.
Mais à force de pardonner,
je me suis perdue moi-même.
Parce qu’il y a des fautes
qui changent un regard,
des blessures
qui transforment un cœur.
Et pardonner
ne rend pas ce qui a été détruit.
Aujourd’hui, je comprends :
le pardon a un prix.
Et parfois,
le plus grand acte d’amour,
ce n’est pas de pardonner encore,
mais de se choisir enfin.
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