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Le Solitaire

Je ne saurais quoi faire,
Si ce n’est me recroqueviller,
Je braille dans un monde silencieux
Où l’amour côtoie la haine.
Quand l’amour se divise en fragments,
Les habitudes que l’on garde, que l’on partage,
Ne sont jamais identiques.
Le cœur s’alourdit de désespoir,
Ce désespoir qui s’accroche à la pensée,
Tandis qu’elle, elle erre, incertaine,
Dans les ténèbres de l’inconnu.
À l’écoute d’un chant,
Entonné par un chanteur inconnu,
Pleurant sur des notes muettes,
Entraînant toutes les infortunes.
— Ah ! Que je suis malheureux,
Dit-il dans un sanglot.
Ses lèvres vacillantes,
Son visage blême de solitude,
Ses gestes figés, hébétés,
S’enfoncent dans une nuit sans fin.
Ô Père,
Que les mots utilisés contre l’innocent
Font de lui quelqu’un de meilleur
Dans ce monde abîmé.

BOULOMBA Terence
©terenceb